Hier soir, j'ai assisté à un événement particulièrement intéressant traitant le sujet des
business model des éditeurs de presse en ligne. Lors de cette conférence publique organisée par le
Social Media Club, différents intervenants ont pu exposer leurs vision :
-Emmanuel des Moutis, directeur de la Publication de Vendredi -Jean-Christophe Nothias, directeur du développement de Mediapart -Johana Sabroux, d'e.24.fr -Danielle Attias, senior manager chez Greenwich Consulting, et docteur en économie industrielle avec pour thèse "
Le débat de près de 2 heures a beaucoup tourné autours de la
publicité et de la relation entre les
éditeurs et les
annonceurs. Il en est ressorti une certaine amertume quand au système actuel du coût par clic avec des prix tirés vers le bas. Ce phénomène est fortement accentué en France en comparaison, par exemple, de l'Angleterre. Cela s'explique par le nombre d'acteurs important sur le web français. Ainsi les campagnes de pub arrivent, je cite, "par vague". Les éditeurs sont donc fortement dépendant des annonceurs : la
force de négociation de ces derniers est sans commune mesure avec les éditeurs.
Logiquement, l'idée de rester indépendant des annonceurs a été évoquée et défendue. Ainsi, il est plus sûr de reposer son business model au maximum sur 70% de revenue par publicité. La
monétisation du traffic peut prendre d'autres formes. Les intervenants en présence ont évoqué l'affiliation, les partenariats, l'e-commerce...

Bien qu'évoquée l'
approche mashup, n'a pas été profondément définie et mise en valeur. Pourtant, à mon sens, c'est l'avenir du web et donc de l'advertising.
Explication. Aujourd'hui la majorité des acteurs du web proposent des interfaces ouvertes sur lesquelles les développeurs d'applications peuvent s'appuyer pour offrir de nouveaux services à leurs utilisateurs. Parmis les nouvelles possibilités apportées par
ces technologies on retrouve la capacité à aggréger des informations externes et à les intégrer au sein d'une application web existante. Un exemple concret serait l'integration d'un
service e-commerce au sein d'un moteur de recherche interne. Autre exemple, un blog spécialisé pourra monétiser son traffic en intégrant une
job board.

Ces services plus évoluées que la publicité que l'on connait fonctionne également différement. Tout d'abord, il s'agit de services qui sont davantage ciblés avec une forme moins intrusive qui profite directement aux visiteurs. Il s'agit d'un
échange gagnant/gagnant entre un éditeur et ses visiteurs, contrairement à la publicité qui est souvent mal perçue, d'où un taux de clic plus faible malgré tout.
Ces modes de fonctionnement se retrouvent de plus en plus aux Etats Unis mais la France tarde à suivre cette tendance positive. Pourtant le business model n'en est que plus intéressant : la facturation se fait au lead, c'est à dire sur les actions des visiteurs qui aboutissent à une
transaction commerciale. Les annonceurs en profite en maximisant leur taux de transformation et les éditeurs profitent d'une relation de qualité avec moins de
commissions mais pour des valeurs unitaires bien plus importantes et pour des visiteurs satisfaits.
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