Récemment de nombreuses nouvelles sont arrivées autours du phénomène open data, et c’est une excellente chose Sur Nantes, il y a quelques temps déjà j’avais entendu parler de chantiers en cours notamment sous l’impulsion d’LibertTIC. Désormais les politiques ont compris tout l’intérêt d’ouvrir les données au public, le site internet http://data.nantes.fr en est le meilleur exemple. Mais avant tout, petite vidéo de circonstance pour tout comprendre en moins de 5 minutes:


La Loire-Atlantique ouvre les données publiques par Loire-atlantique

Ce qui est disponible à Nantes

Alors après ce beau discours, il est important de comprendre que les données proposées sont pour l’instant peuvent être de deux types : soit des fichiers mis à jour plus ou moins régulièrement, mais en général il s’agit d’un fichier par an, par exemple concernant la liste des installations sportives ou culturelles ou encore la liste des codes postaux de Nantes. Soit avec une fréquence bien plus rapide de mise à jour, comme la disponibilité des places de parkings ou encore les indices de qualité de l’air. Ces dernières sont appelées API sont de vrai bijoux qui permettent la création d’applications mobiles et/ou Web apportant une vrai valeur ajouté à l’usager. L’exemple le plus courant est très certainement les applications iPhone et Android qui permettent de tout savoir sur les transports en commun ou encore les bicloo. L’open data est également très friande d’écologie et on retrouve le retrouve donc ici avec notamment l’ensemble des données concernant les espaces verts ainsi que les indices de pollutions. Sur ce dernier point on a d’ailleurs accès à un grand nombre de paramètres : particules fines, dioxyde d’azote et dioxyde de souffre.

On remarquera que la majorité des fichiers sont disponibles en CSV ce qui est une bonne chose puisqu’il est encore monnaie courante de trouver des fichiers Excel ou pire des fichiers XLSX qui requièrent l’achat de logiciels Microsoft pour pouvoir être lu. Concernant les API, elles sont faciles à utiliser utiliser par les développeurs qui peuvent ainsi requêter une interface facile à comprendre et proposant des résultats au format XML, CSV ou KMZ. On pourra regretter que les API ne soit pas davantage unifiées et orienté REST.

Et pour la France ?

Les Etats Unis ont été les premier à se lancer dans l’open data. Aujourd’hui la France rattrape son retard avec le site gouvernemental dédié à l’ouverture des données. Les données qu’on y trouve concerne d’avantage des statistiques et les chiffres concernant la fiscalité. Le gouvernement a fait le choix de déléguer l’ouverture des données à chaque ministère sur son domaine de compétence, sous l’impulsion de Etalab présent sur Facebook. On retrouve également l’INSEE, le CSA ou encore IGN en ce qui concerne les producteurs de données. http://data.gouv.fr se veut depuis le 5 décembre 2011 la plateforme française d’ouverture des données publiques.

Récemment une grande première s’est produite puisqu’il s’agit d’une société privée, la SNCF, qui a ouvert sa propre plateforme open data. A terme on peut espérer que tout ceux qui détiennent des données public les distribues librement. C’est ceux vers quoi la France se dirige pour le moment. Même si les jeux de données proposés sont encore limités et parfois peu commode à exploiter à cause du format des fichiers.

Un petit délire ?

Alors comme je cherchais une idée simple (je ne voulais pas y passer plus d’une soirée) et fun, j’ai choisi de créer un mini site Web qui permette (autant que possible) d’aider à choisir des prénoms. Pour cela j’ai écris une application avec Play! et MongoDB. Je me suis basé sur les prénoms les plus utilisés sur ces dernières années grâce aux plateformes open data de Nantes et Paris. J’ai ainsi pu récupérer 1697 prénoms. Le résultat est ici : http://www.jechercheunputaindeprenom.fr/ (j'ai fermé le service depuis la publication de l'article)

Au final, il n’est pas très utile… mais j’ai déjà trouver d’autres idée bien plus utiles qui seront présentés dans un prochain article…